Kamelot

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 Madame arrive au chateau...

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Nathanaëlle
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MessageSujet: Madame arrive au chateau...   Dim 24 Déc - 18:43

La porte de son carrosse s’ouvrit dans un sinistre grincement. Avec grâce et orgueil, Nathanaëlle descendit lentement les marches qui la menaient au sol, puis tournant la tête, elle tomba sur un visage familier, sa pitoyable et misérable servante Luicidi. A son départ, elle avait pourtant insisté sur le fait de sa venue, et son père, déconcerté, avait malgré tout accepté que la pire laideur de Torrante accompagnât sa fille à Kamelot. En effet, en plus de ressembler à une vieille porcine, elle était bossue. Toutefois, pour Nathanaëlle, c’était une chose très profitable qui outre le fait qu’elle soit souvent l’objet de ses railleries puisse mettre son incroyable et exceptionnelle beauté en valeur.

Nathanaëlle porta son miroir de poche à son visage pour s’y contempler longuement, sa splendeur ne la lassait jamais. De toute manière, elle aurait été laide que cela n’aurait pas changé l’amour qu’elle portât pour ses formes envoûtantes, ses cheveux flamboyants, son épiderme exquis, en un mot, elle. A l’heure actuelle, elle n’avait jamais put apercevoir une femme qui aurait put l’égaler ; elle était la seule, la plus belle. Elle releva ses sourcils délicatement et constata dans son reflet que le voyage et la fatigue n’avaient nullement agit sur son visage irréprochable, ainsi, satisfaite, elle daigna s’abandonner à un semblant de sourire dont l’usage peut courant avait la fâcheuse tendance à tomber juste avant que celle-ci ne s’adonne à de cruelles moqueries. Enfin, elle consentit à observer les alentours, elle allait tout de même vivre quelques temps ici, il fallait qu’elle s’y habitue rapidement ; qu’elle sut les endroits, la personnalité des nobles parfaitement avant que son petit jeu puisse démarrer.

Les jardins étaient plutôt jolis, l’air y était parfumé, presque sucrés ; le chant des oiseaux raisonnait tranquillement, le château s’éveillait tranquillement. Pourtant, le soleil ne s’était pas encore tout à fait lever. Soudain, la grande bâtisse qui la surmontait de toute sa splendeur la mit mal alaise ; elle haïssait sa taille ; elle haïssait paraître minuscule, et quand cela lui arrivait, elle se sentait mal, presque malade. Néanmoins, son narcissisme eut vite fait de retrouver le dessus et c’est avec plaisir qu’elle pensa trouver un défaut à l’édifice. Finalement, il n’était pas aussi splendide…

La gardes qui l’avait protégé jusqu’alors se dispersèrent sereinement, ils étaient tous épuisés. Ce n’était pas tant le voyage mais plutôt, les hurlements de la jeune fille et ses caprices quotidiens. Combien de fois s’était-ils arrêter, combien de fois avaient-il dut faire un long détour pour trouver une route qui plaise à la « Dame… »
Nathanaëlle n’avait maintenant plus que pour escorte, sa servante et deux gardes détachés par son père. Elle ne douta que ceux-ci aient tous reçut l’ordre de surveiller ses agissements. Elle devrait faire attention…


Alors qu’elle dégrafait un bouton de sa robe pour que sa poitrine, elle jeta un nouveau coup d’œil à son miroir, puis le rangea délicatement dans un pli de sa robe ; en effet, c’était un objet qu’elle adulait de la même manière que le religieux peut aduler sa croix. Se regarder dans son miroir ne pouvait la mettre que de bonne humeur. Il arrivait qui plus est qu’elle s’y contemplât des heures durant. Son père lui-même n’avait pas osé le lui soustraire lorsqu’il l’avait mit au cachot.
Et tandis que Nathanaëlle s’avançait à petit pas vers le chateau, elle s’adressa de nouveau à sa servante.

« Bien, tout d’abord, vous marcherez derrière moi et vous comblerez le moindre de mes désirs. Si je vous demande ma trousse, vous devrez l’avoir sur vous, si je veux un rafraîchissement, vous me le livrerez. Qu’il soit clair que je préfère ne pas être déçu…Entendons-nous bien ! Bien allez me présenter ! »
La servante acquiesta puis s'en alla vers le chateau...

De gauche à droite, son regard se heurtait à la vue d’une multitude de courtisans. Leurs discussions toutes plus ou moins vivace abandonnait une brume délectable d’hypocrisie et de méchanceté dans l’atmosphère. Quant au chateau, il trônait majestueux, au-dessus des jardins, de manière à ce que les gens qui en fussent proche semblassent misérables.
La silhouette de la jeune noble se détacha de l’horizon pour enfin se fondre dans le brouhaha de propos mielleux et de pensée acerbe. Sa robe d’un teint pourpre idéalisait sa silhouette d’une touche de provocation aussi magnifique que troublante. Faîte de plusieurs tissus, elle lui avait été offerte par un petit noble de Torrante qui, tombé amoureux, avait tout essayé pour se faire remarquer. Néanmoins sa fortune n’avait eut aucun effet sur Nathanaëlle, il n’avait été qu’un laquais de plus, un prétendant dont l’importance ne l’avait jamais attiré. Pas assez noble, pas assez riche pour qu’elle ne l’épouse… Elle avait d’ailleurs oublié son nom, mais qu’elle importance ; s’il avait mit fin à ses jours, ce n’était que davantage de prestige. Dans tous les cas, la robe était à son goût.


Déambulant entre les damoiseaux, sa grâce et ses manières n’avaient nulle semblable, elle était unique et ne tarderait pas à se faire célébrer par tous et par toutes. Son visage serait aduler et son apparence, imité. Toutefois, pour l’heure, sa situation requérait des laquais, en effet, Nathanaëlle se sentait nue quand elle n’avait pas de chiens qui la pourvoyait en or, en bijoux et en louange.
La manière de procéder était simple. Tout d’abord, il fallait qu’elle s’introduise dans une conversation quelconque en s’y faisant remarquer par son vocabulaire riche et par son intellect inégalable. Ensuite, il suffisait d’y adjoindre une nuance de séduction, en souriant par exemple ; ainsi, même l’homme le plus fidèle à son épouse rêverait de la voir nue dans sa couche. D’ailleurs, qui ne pourrait le rêver ? Cependant, jamais il ne fallait qu’elle se donne à eux, leurs fantasmes devaient demeurer fantasmes pour que jamais la jalousie ne détruise leurs cohésions. Et puis, en tant que leur maîtresse, donc d’une supériorité incontestable, elle se devait de ne jamais toucher à ses animaux d’une manière déshonorante. Ils n’étaient là que pour la satisfaire ; et non pour se satisfaire.

Un sourire odieux effleura le bout de ses lèvres pour disparaître aussitôt. Sa servante avait enfin annoncé sa venue…Sa silhouette aussi courbé que bestial se déplaçait aussi discrètement que sa misérable laideur pouvait le permettre. Au moins, se dit Nathanaëlle, elle n’avait pas peur d’affronter la honte pour servir sa O combien formidable maîtresse. En effet, même si Nathanaëlle avait choisit ce monstre pour servir son narcissisme, il n’en demeurait pas moins dans l’esprit de la bête que se fut par pure gentillesse ; ainsi elle en avait gagné une suivante docile et incorruptible. Ce succès n’en avait été qu’une victoire de plus ! Et même si elle avait supposé longtemps qu’elle fut de mèches avec son père ; en la voyant se mouvoir dans la foule, elle ne pouvait plus l’admettre. En effet, qui pourrait mettre son estime de soit au second plan pour servir, si ce n’est quelqu’un d’entièrement dévoué !


Bientôt, la servante fut assez près d’elle pour lui parler. Luicidi s’inclina légèrement, puis s’exclama d’une voix aussi délectable que soumise.
« Madame, on vous attend. Je vous ais aussi apporter votre trousse »
Nathanaëlle récupéra sa trousse en l’arrachant presque des mains de Luicidi ; puis d’un air apaisé elle répliqua froidement.
« Parfait »

Nathanaëlle dénoua le nœud qui entourait le curieux réceptacle, ensuite, déposant le bout d’un doigt sur la bouillie qu’elle renfermait, elle esquissa une moue radieuse. Sa langue s’échappa de sa bouche pour humidifier légèrement ses lèvres et réhabilita aussitôt son enclave ardente. Puis, elle appliqua la mixture sur ses lèvres et ses paupières de manière à ce qu’elles deviennent rouges. Quand le résultat lui parut satisfaisant, elle referma la trousse et la confia de nouveau à sa servante. Son miroir qui avait été là pour l’aider à se maquiller, retrouva lui aussi sa place habituelle. Ainsi maquillé, elle aurait plus de chance de séduire la gente masculine ; le rouge aux paupières faisait ressortir l’émeraude de ses pupilles et celui de ses lèvres, son sourire ; sa beauté n’en était que plus remarquable.
« Bien, allons-y ! »
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Mica
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MessageSujet: Re: Madame arrive au chateau...   Dim 24 Déc - 20:08

La nuit avait été longue pour le jeune maitre d'arme de Kamelot. La vieil au soir, il fut informé sur la position d'un groupe de voleur campant dans les environs du chateau. Bien que son état lui interdise de bouger, il avait décidé de prendre la tête d'une petite troupe et d'aller déloger ces mécréans de leur repaire. Deja, rien que durant la chevauchée, son bras gauche qui n'était pas encore bien rétablis le faisait horriblement souffrir... Mais son devoir de chevalier passait avant tout. Il fallait faire du royaume un endroit sûr dans lequel le peuple pourra vivre en paix... Une utopie sans aucun doute mais qui ne rêve pas de paix...

La cachette des truants était bien à l'endroit indiquée, Mica se dit qu'une heure tout au plus et ils repartiraient sans probleme, mais les choses ne se passairent pas du tout comme prévus... Visiblement, celui qui avait indiqué l'emplacement de repaire des voleurs avait également pris le soin de prévenir ces derniers de la venues des chevaliers. La bataille fut sanglante et les chevaliers du roi n'eurent à aucun moment l'avantage, la défaite était incontestable... Sur les 12 hommes qui étaient partis, seuls trois revinrent en sa compagnie... Un échec cuisant dont il assumerait l'entièrer responsabilité... Bien qu'il ne connaisse pas les défunts, il aurait aimer au moins pouvoir ramener leurs corps pour leurs offrir une sépulture descente mais les ennemis n'étaient d'aucune pitié et si Mica aurait tenter quoi que se soit pour ramener un corps, il giserait surement lui aussi dans son sang à l'heure qu'il est. D'un certain point de vue, il aurait preferer mourrir avec eux là bas mais son statut dans le royaume l'en empecha. Les autres chevaliers refusèrent catégoriquement que Mica aille se faire tuer pour récuperer ce qui n'était plus qu'un tas de viande bon pour les loups désormais.

C'était avec les larmes coulant doucement sur son visage que Mica avait regagné le chateau. Cette mission, c'était une folie de sa part, il n'aurait jamais du prendre l'initiative d'y aller et serait surement punis pour ne rien avoir dit au roi ou à Lancelot... Lancelot... Lui qu'il admirait tant sera surement très déçu par un tel comportement... Mica s'en voulait terriblement mais il devait assumer son imprudence et ces conséquences...

Lorsque Mica déposa son cheval à l'écurie, les autres chevaliers vinrent le voir, lui expliquant qu'il n'y était pour rien et qu'il avait prit la bonne décision, que de protéger Kamelot était leur devoir et que les hommes étaient surement heureux d'être mort au combat et dans l'honneur mais Mica, n'en croyait pas un mot...


"Allez donc vous reposer, vous l'avez bien mériter...."

C'est sur ces mots que les autres chevaliers encore en vie quittèrent Mica, le laissant seul dans les jardins. Mica alla rapidement prendre une douche, se changea, histoire de paraitre plus présentable et retourna dans les jardins, lieu qu'il trouvait terriblement paisible et reposant. Il tattait son bras gauche bandé tout en reflechissant. Comment pourrait il expliquer un tel échec au Roi... Comment trouver les mots justes... Il n'y en avait pas pour tout dire... C'est alors qu'un rafut rare attira son attention. Un carosse venait de déposer une jeune femme dont la beauté était indéniable. Surement la jeune espagnol dont on entendait beaucoup parler dans la cour du chateau. Sa venue était très attendu d'un bon nombre de noble qui remuraient ciel et terre pour avoir l'honneur de passer une soirée avec elle. Mica n'avait que peu faire des gens de la noblesse, à vrai dire, il était mal à l'aise en leur compagnie maos son role l'blogeait à les fréquenter régulierement.

Au départ, il se dit qu'il ne valait mieux pas bouger, mais soudainement, il se rappela que le Roi lui avait gentillement demandé, ordonné en gros, de bien vouloir servir les nobles qui arrivaient au chateau et de les guider à travers le couloirs... Il s'en faisait deja une joie... Il s'approcha doucement de la jeune femme avec une démarche plutot maladroite. Décidement, il n'avait vraiment rien d'un noble... Son coté campagnard ressortait à chacun de ces faits et gestes. Lorsqu'il arriva au niveau de la nouvelle arrivante, il partit presque pour lui serrer la main comme il faisait à chaque fois mais il se rappela aussi que les nobles avait certaines manies bien étrange... Mais il n'arrivait plus à remettre la main sur celle pour dire bonjour... Maladroitement, il mit sa main droite sur son coeur et se pencha en avant, c'était surement comme ça qu'il faisait... enfin il esperait, décidement toute ces coutumes nobles n'étaient pas faites pour lui...


"Je me présente, je suis Mica, maitre d'arme. Vous devez être Dame Nathanaëlle ? Je serais votre guide pour vous conduire auprès du roi..."

Mica esperait plus que tout ne pas avoir dit de bétise, il ne connaissait rien à leur langage et d'ailleurs, il ne s'y interessait pas. C'était vraiment un monde auquel il n'appartenait pas mais le Roi lui avait fait confiance pour effectuer cette tache et il l'honorerait comme il se doit... Un échec, pas deux...
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Nathanaëlle
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MessageSujet: Re: Madame arrive au chateau...   Dim 24 Déc - 22:12

Le visage de Nathanaëlle arbora une expression de stupéfaction dont elle n’avait pas l’habitude de faire usage à la légère. Les manières désuètes de l’homme qui était venus la quérir avait réduit la jeune femme au silence. En effet, à Torrante, la coutume voulait que le valet du roi n’annonçât pas son nom avant celui de son convive ; ce que cet homme n’avait en rien respecté. De plus, ces onze mots qui précédaient son nom de baptême n’avaient pas été suivit du nom de son père, un outrage dont les conséquences diplomatiques seraient terribles si elle en faisait part à son paternelle par lettre cachetée. Pour finir, celui-ci n’avait même pas été capable d’un salut digne de la princesse qu’il accueillait, erreur que l’on pouvait se permettre quand on recevait un vagabond ou un soldat mais, une princesse…

Nathanaëlle fit un pas en arrière ; par ce geste, elle affichait son sentiment de répugnance à l’égard du pays et surtout de l’homme qu’elle avait en face d’elle. Son visage se tourna vers sa servante, celle-ci répondit timidement d’un geste de tête par la négative. En faîte, son regard s’était affiché à sa bête pour solliciter la possibilité d’une exécution publique et rapide, malheureusement, sa suivante lui avait répondu qu’elle n’avait pas ce pouvoir ici. Cette réalité eut bientôt finit d’achever l’estime qu’elle portât pour Kamelot ; et si son père ne l’avait pas contraint à y rester au moins un an, elle aurait immédiatement quitté le pays. Quelle horreur se dit-elle ! Elle devrait supporter la vue et le langage des rustres pendant des mois entiers. Pourquoi ? N’avait-elle pas prouvé à son père qu’elle était apte à gouverner ? Elle était la plus intelligente et la plus belle de ses filles, il aurait du passer outre cette histoire de virginité ; et envoyé ici sa minable cadette.

Soudain, un petit sourire effleura les lèvres de la jeune femme. Cet excès de charme n’était aucunement philanthropique, il avisait simplement par son éclat que ce qui sortirait de sa bouche ne serait en aucun cas aussi gracieux. Nathanaëlle ouvrit délicatement ses lèvres, puis, contemplant le rustre d’une lueur ironique, elle s’exclama.


« Je ne pensais point que mon paternel eut si peu d’estime dans le cœur du Roy ; quoique, je préfère supposer que le valet eut été remplacé par inadvertance en gueux. Je vous laisse à votre choix, monsieur Mika…Maître d’arme ? Oui c’est cela. Au moins, moi, je n’oublis point à qui je m’adresse…indigent. »

Aussitôt qu’elle eut finit de discourir, sa main se faufila dans sa robe à la recherche de son miroir. Chose qu’elle faisait toujours quand ses sentiments prenait le pas sur un raisonnement plus correct. Elle s’y regarda quelques secondes pour distinguer si l’acerbité de sa langue n’avait pas fait couler le maquillage. Ensuite, quant elle en eut assez de se scruter, elle releva la tête vers l’homme qui l’avait accueillit avec de si bonne manière et lui lança un regard interrogateur…

« Eh bien, qu’attendez-vous pour me mener à votre Roy ! Je sais que votre temps n’est point précieux mais le mien si ! Allons misérable ! »
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Mica
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MessageSujet: Re: Madame arrive au chateau...   Lun 25 Déc - 1:53

Mica savaut que le noble était d'habitude hautaine mais à ce point là... Etais-ce peut etre comme ça en espagne mais ici l'indulgence était de prime. Mica ne put s'empecher de relever son sourcil gauche et regarder la jeune femme qui se trouvait de lui. Il lui lansa un regard qui voulait dire : Qu'est ce qu c'est que cette chose... Et il ne chercha pas à cacher ces sentiments vis à vis de nouvel interlocuteur...

Décidement, il ne supportait pas les nobles. Ces derniers se contentaient de rester gentillement assis dans leurs fauteuils pendant que les hommes mourraient pour leurs désirs de conquêtes... Tout ceci n'avait aucun sens, Mica n'était pas pour le loi du plus fort, bien loin de là mais il était pour l'idée de justice et d'égalité. Comment une femme si jeune pouvait lui manquer de respect à ce point et parraitre si... présomptueuse... C'était impensable, n'avait elle reçu aucune éducation pour mépriser à ce point les autres ? Les chevaliers n'étaient certes pas des modèles de courtoisie mais ils méritaient quand même un certain respect dont cette femme ne semblait faire nullement preuve. Mica ne fit aucun commentaire mais le mot misérable changea tout de sa vision...

Une rage intérieur qu'il contenait chaque fois qu'on l'insultait explosa soudainement, il avait envie de lui hurler dessus, de lui faire comprendre que les gens n'étaient pas que de simples vassaux à son service et qu'ils méritaient qu'on les traitent comme les humains qu'ils sont. Mais aucun mots ne sortirent... Il n'avait pas envie de trahir la confiance du Roi... Mais comment le Roi pouvait il lui avoir confier un tel mission ? Mica était brave courageux et dévoué mais là, ce n'était pas du tout de son domaine. Si seulement il pouvait avoir la classe de Lancelot mais lui, n'était qu'un simple paysan qui avait réussit à grimper dans l'échelle sociale uniquement grace à la bonté du roi Arthur. Et voilà comment il le remercier, en échouant lamentablement à toute les taches qui lui étaient confiés... Hier, il avait échoué en tant que maitre d'arme, aujourd'hui, c'était en tant que représentant de Kamelot... Il allait surement subir une lourde punition pour ce qu'il allait faire mais tant pis, son honneur et celui de la chevaliere passait avant tout...


"Sachez gente dame que mon temps est au contraire très précieux et que je le perd en votre compagnie. Voyez y ici un manque de respect si vous le désirez mais le respect ne doit pas être une chose qui fonctionne à sens unique... Sur ceux, je vous souhaite bon courage pour trouver la salle du trone."

Sur ces paroles, Mica retourna s'assoir sur un banc, regardant du coin de l'oeil Nathanaëlle. Il venait de signer son arret de mort, c'était sur. Lorsqu'il avait ouvert la bouche, il s'était qu'elle viendrais peut etre s'excuser, uniquement par interet sans aucun doute, mais après, il réalisa qu'elle avait une grande fierté, c'était une évidence... Elle ne viendrais pas s'excuser et au contraire, irait meme le dénoncer au Roi... Mica était foutu, entre ça et le rapport d'hier soir, il sera surement banni ou même excecuté... Il laissa lourdement tomber sa tête entre ces mains, poussant un long soupir... C'est dommage, il appréciait grandement cette endroit et avait enfin trouvé une cause à défendre...
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Nathanaëlle
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MessageSujet: Re: Madame arrive au chateau...   Lun 25 Déc - 3:00

Les propos du maître d’arme aurait put dans un autre contexte être prit comme une attaque personnelle au royaume de Torrante. Toutefois, sachant que son rôle ici se limitait à se trouver un mari, Nathanaëlle aurait beau se plaindre à son père, il n’aurait que faire de sa situation et de la manière dont elle serait traiter. A vrai dire, qu’elle vécût dans une ferme au milieu des porcs n’aurait même pas chagriné son père. Par ailleurs, personne ne savait qu’elle était là pour que son père n’eût pas à voir son cuisant échec en matière d’éducation. Elle pourrait bien sur s’appuyer sur le bluff, mais c’est en supposant que celui-ci n’est pas envoyer auparavant une lettre au roi. Et puis, même si elle le pouvait, combien de temps ce petit jeu durerait avant que l’on découvre la supercherie ? Ce triste raisonnement avait finit de mettre à bas son ego démesuré. Sa disgrâce auprès de son père, puis son arrivée dans ce pays de fou avait été la goutte qui avait fait déborder le vase. Elle devrait dorénavant faire preuve de plus de gentillesse à l’égard des mécréants qu’elle côtoyait ; et pourquoi pas un mari qui la rendrait de nouveau aussi estimé dans le cœur de son père. Malgré tout, son narcissisme l’empêchait de faire preuve de délicatesse ou peut être devrait-elle trouver un nouveau moyen de le contenter. Agir cruellement dans la plus grande discrétion tandis qu’elle paresserait au grand jour aussi complaisante qu’une biche. Oui, elle agirait de la même manière que par le passé, quand elle tyrannisait ses petites sœurs…

Sa servante s’inclina pour s’excuser des propos du valet qui était venir la quérir. Toutefois, celle-ci parut ébahis quand elle s’aperçut que sa maîtresse n’affichait ni visage rageur, ni visage haineux. En vérité, elle arborait plutôt un sourire qui n’avait rien de détestable. Luicidi parut soudain totalement déconcerté, elle n’avait jamais pensé que Nathanaëlle pourrait laisser passé un tel affront ; et pourtant…

Brusquement, Nathanaëlle se mit à rire. Cet excès de sentiment spontané était en faîte une manière de ne pas pleurer. En riant, elle s’évacuait de toutes la tentions qui s’était accumulé depuis des mois. Dans ces moments là, elle apparaissait aussi belle que fragile, puisque son air allègre faisait disparaître tous orgueils ; en effet, il est bien connu qu’un sourire affranchi de toute convention n’en est que plus délectable. Ensuite, Nathanaëlle retrouva un faciès aussi neutre que la pierre, cela n’avait duré que quelques secondes, mais c’était autant une surprise pour elle que pour sa suivante. Néanmoins, cela lui avait été d’une aide précieuse ; son esprit infect avait trouvé la solution au problème qui la tyrannisait. Elle jouerait à un double jeu, au mensonge et à la duperie de manière à ne jamais se faire percer au grand jour. Elle serait la pomme la plus exquise, une pomme qui renfermerait sous son aspect délicieux, une pourriture abject et sournoise.

La jeune femme s’approcha gracieusement de l’endroit ou été assit le maître d’arme, elle verrait dès maintenant si son plan pouvait réussir. Sa suivante la suivait aussi soumise que curieuse, elle se demandait bien ce qui se tramait dans la tête de sa maîtresse. Nathanaëlle baissa délicatement la tête pour chercher les yeux de son interlocuteur mais, comme elle ne les trouvait pas, elle finit par s’exclamer d’une voix aussi charmeuse que mélodieuse.

"Je suis sincèrement désolé de vous avoir traité de cette manière ; mais comprenez-moi, je n’ais point l’habitude des longs voyage et celui-ci était particulièrement éprouvant. Je n’attends point pardon de votre part, je doute que je le mérite. Sachez cependant qui si vous avez un problème, je vous aiderai du mieux que je le puis."

Nathanaëlle se retourna, puis, entreprit de se diriger vers le château. Le jeu de l’apparence commençait !
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Mica
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MessageSujet: Re: Madame arrive au chateau...   Mer 27 Déc - 16:24

Mica n'en revenait pas, elle venait de lui sauver la vie! Enfin pour le moment... Mais Mica se méfiait encore un peu d'elle. Il ne s'attendait pas à des excuses sincères venant de la part d'une jeune femme pour qui elle était surement la seule personne qui comptaient au monde mais pourtant, elles paraissaient si... vraies... C'était le gros probleme de Mica, il était gentil et généreu mais aussi, tellement naïf. Il répondu à la jeune femme d'un sourire franc et sincère ajouté de ces quelques mots :

"Je vous dois aussi quelques excuses... Je suis un peu sous tension en ce moment et j'était nerveux à l'idée de vous rencontrer, je dois bien admettre que les coutumes nobles me sont totalement étrangère... Je suis désolé, je ne voulait pas vous offenser..."

Mica étaint sincèrement désolé, peut etre l'avait il jugé trop vite ? Il n'avait pas pensé qu'elle pouvait être, elle aussi, érintée par son voyage. Il est vrai qu'il ressentait un tel... mépris pour les nobles qu'il leurs donnait tous les tords du monde. Il devait tirer des leçons de cette erreur : Il ne faut pas tous les mettres dans le même sac. il détestait les gens qui juger les autres sans savoir qui ils sont vraiment et là, il venait de faire la même chose, il s'en voulait comme toujours. Mica était jeune et fougueux et il avait encore beaucoup à apprendre... Doucement, il se leva et invita la jeune femme à le suivre.

"Laissez moi vous conduire..."

Mica ouvrit la marche, sans conteste suivit de la jeune femme puis dit :

"Mais puis-je savoir ce qui vous amène à Kamelot ? Si ce n'est pas déplacé de vous poser cette question bien sur..."

Il n'y avait aucune ironie dans cette question. Il cherchait vraiment à s'interesser à elle et ne voulait pas l'offenser une seconde fois. Il voulait savoir qui elle était au fond avant de la juger. Bien que ce genre de question face souvent premier abbord pour un plan drague, ce n'était pas la cas de Mica. Il était marié, aimait totalement sa femme et s'était désormais voué à la chevalerie et ne s'interessait nullement aux autres femmes.
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