Les oreilles de Laf se dressèrent. Des sueurs froides parcoururent sa nuque. Il ne s’attendait pas à rencontrer opposition à couler deux mufles dans les douves de la cité. *Je reconnais cette voix.*
Laf fixait les crânes des deux membres du serpent s’enfoncer
dans l’eau trouble des douves du château."Ne vous méprenez pas sur ses brutes étranger. Si leurs poumons sont maintenant remplis d’eau, la soif de violence qui a trop longtemps empli leur raison de vivre vient de se tarir ce matin. Leurs mains sont recouvertes de sang et leur poignets tachetée de la marque du diable. Je méprise ses hommes et croyez moi ce ne sont pas que de simples mots"
dit-il en serrant le pommeau de son épée de sa main violacée à cause de la coupure qu’il s’était faite à la taverne."Lorsque je suis arrivé à Kamelot, un garde forestier m’a expliqué qu’ici le droit et la puissance du roi réglaient les affaires du royaume. Mais je me suis vite aperçu que les quêtes de pouvoir obnubilaient le roi bien plus que les affaires de droit."
"Ouvrez les yeux chevalier : Tous les regards sont tournés vers les milieux enchanteurs et féeriques autour de la cité. Tous sont partis à la recherche du Graal. Kamelot oublie le mot justice et le peuple qui la réclame"
"Regardez donc chevalier la misère des gens qui vous entourent. Peut être pas ici mais vous n’avez qu’a passer une nuit au delà des grandes murailles de Kamelot pour observer la tristesse des gens des bas quartiers de la ville. Les vols, les crimes, les assassinats…"
Des larmes tombèrent sur la pierre froide sur lequel était assis le garçon. Il se remémora la soirée sanglante ou sous la main des deux brutes son oncle était tombé et ce qu'il ne cessait de répéter lorqu'il se mettait en colère :- La Fume.
- Oui mon oncle
- Ne laisse jamais tes émotions commander tes actes.
Le garçon se ressaisit, prit une grande inspiration et plongea avec célérité dans les douves épée à la main. *Il a raison l'animal.*
Laf disparu dans les flots d’eau saumâtre des douves. Sa cape rouge flottait sur l’eau.